 Le début du XXe siècle voit apparaître la publicité. Sem et Cappiello ont vite compris l'intérêt de ce mode de prom- otion. On trouve ses premières gran- des affiches pour les spectacles à partir de 1890. Ces affiches sont très variées : le théâtre (Paulus, Colette Willy,A fleur de peau pour la Scala), des revues (Folies Bergères, Alcazar,
|  Casino de Paris) et des salons (affi- che Rheda pour le Salon de l'Auto- mobile 1904). Puis SEM laisse les grandes affiches à Cappiello et re- trouve la publicité dans ses albums. Au début quelques encarts dans les premières et dernières pages de ses revues, puis peu à peu la publicité est insérée dans ses albums. | |
 | Dans des albums comme Tangoville (1913) on trouve de belles pages pour du champagne (Dry Monopole, Veuve Clicquot), du parfum (Chanel, Coty), des voitures (Panhard ou Renault) et des alcools (Bénédictine, Cointreau).
Il utilise l'aura de personnalités pour promouvoir des marques : le Prince de Galles est associé à une eau mi- nérale ou au bijoutier Cartier.
Sem conçoit des annonces publici- taires : pour Bénédictine il crée l'af- fiche Yes Sir (1910) et un album publicitaire avec les célébrités con- temporaines pour les stylos Onoto un autre album et encore quatre pu- blicités pour Mossant (1925).
Dans le Voyage autour de ma colon- ne (1925) Sem imagine Napoléon | descendu de sa colonne Place Vendô- me pour devenir client de ses voisins, les célèbres maisons Charvet, Dunhill ou Cartier.
Sem deploit son talent publicitaire sur tous les supports : cendriers, éventails, partitions de chansons, menus et car- tes postales. L'une de ses plus con- nues compositions est celle du restau- rant Maxim's : Elle représente le gé- rant accueillant un groupe de convives.
| On y voit lescélébrités de la Belle Epoque dans le cadre Art Déco de ce début du siècle. Cette composition a fait le tour du monde et elle symbo- lise aujourd'hui la vie parisienne. Durant la guerre Sem fait trois affi- ches pour des emprunts de la Ban- que Nationale de Crédit. Il réalise des affiches pour des hôtels de sta- tion balnéaire (Cannes, Monte-Carlo, Deauville Biarritz et Super Bagnères). |