Autoportrait Sem

1909 : en collaboration avec Rou-
bille, Sem organise à la galerie
Brunner, 11 rue Royale La Grande
Semaine
, un diorama composé de
quelques centaines de figurines,
sur fond de promenade au bois
de Boulogne. Sem rééditera cette
expérience deux ans plus tard en
Angleterre, avec la représentation
des personnalités britanniques,

1900 : en avril, Sem s'installe à Paris.
Le 10 juin, à la veille du Grand Prix, il
assure lui-même la diffusion d'un album
de vingt-neuf planches intitulé Le Turf.
Édité à compte d'auteur à quelques cen-
taines d'exemplaires, c'est un triomphe
instantané : Sem, à trente-sept ans, est
aussitôt célèbre.


 Montesquiou et Gabriel de Yturri

En octobre, Sem publie de la même
façon l'album Paris-Trouville : le suc-
cès est le même et ne se démentira
pas pour les neuf autres albums qui
paraîtront jusqu'en 1913.

Installé rue Cambon, Sem fréquente
les lieux à la mode, en particulier le
restaurant Maxim's, dont il dessine
une composition qui fera le tour du
monde, devenue le célèbre menu.

Sa compagnie est très recherchée
et il devient inséparable de Santos
Dumont, Sacha Guitry, Boldini et
Helleu. Il se lie d'amitié avec Henri
Letellier, propriétaire du quotidien
Le Journal auquel il donne réguliè-
rement ses dessins et des chroni-
ques. D'autres journaux s'assurent
aussi sa collaboration : Le Gaulois,
Le Figaro, L'Illustration, La Vie au
Grand Air.

1904 : Sem est nommé chevalier
de la Légion d'Honneur. Il a main-
tenant pour modèle le Tout-Paris,
qu'il s'amuse à mettre en situation
dans de grandes fresques. Il com-
pose aussi la galerie des person-
nalités du Turf, sur les marches de
la tribune du Jockey-Club.

dont les membres de la famille roya-
le, auprès de laquelle il est introduit.
Il fait en effet, à partir de cette date,
de nombreux séjours à Londres.

1914 : Sem emménage 15 Boule-
vard Lannes, dans un appartement
qu'il ne quittera plus.
Au mois de juillet, il publie un album
sur la mode féminine : Le vrai et le
faux chic
. Il y manifeste des idées
résolument modernes, et se fait le
défenseur de la sobriété et du con-
fort que vont développer Paul Poiret, Madeleine Vionnet et Coco Chanel.